.Vous êtes vous déjà sentit seul, à tel point qu'il vous est impossible de penser à autre chose que ce vide aussi pesant que sombre, qui vous entoure ? Vous êtes vous déjà dis que si tout était comme sa, c'était peut être de votre faute ? Parce que vous n'êtes, tout simplement, pas assez. Pas assez brillante, pas assez forte, pas assez jolie, pas assez intelligente, pas assez présente. Vous vous dites alors que tout ce qui vous attends, c'est le néant, abyssal, profond, vertigineux, l'inconnu tout simplement. Alors vous vous mettez à compter les instants, les minutes, les moments passés avec eux car vous avez peur, et vous savez que tout cela peu se terminer. Que tout ce bonheur peut disparaitre, parce que comme tout, il vous est interdit. Pas d'amour. Pas d'affection. Pas de présence près de vous qui vous réconforte dans l'idée que peut être, que pour une fois vous êtes peut être assez. Et si c'était sa, finalement, la clé du bonheur ? Le partage. La réciprocité de sentiments, de sourires, d'instants simples, mais entiers. Dans ce cas là, votre vie toute entière, votre bonheur, ne peut être complet que si il est pleinement partagé. Nous ne naissons pas heureux, nous le devenons. Nous ne naissons pas épanouie, la vie nous y pousse. Le pas assez nous force à découvrir ce que l'on vaux, nous force à repousser nos limites, alors que le trop, l'excessif n'est qu'une sensation éphémère de bien être et de plaisir absurdes et superficiels. La solitude ne se réconforte pas avec des bien matériels, elle s'y conforte et fait ressortir le pire en nous. Le bonheur ne s'achète pas avec de l'argent, des vêtements, il ne s'en retrouve que distrait. Le bonheur se gagne, à coup de larmes et de sourires. La solitude ne disparait pas, on apprend à vivre avec, car même le plus heureux des hommes, peut se sentir bien seul. S, et B, simple addition, soustraction, problème mathématique ancestral de la condition humaine. Seule créature qui le pouvoir de sentir sa solitude. Et si S et B n'étaient que deux lettres qui pouvaient, malgré leurs différences, se compléter ? Et si l'homme était capable de trouver la paix intérieure, tout en combinant Bonheur & Solitude ? Dans ce cas là, est-ce que toutes les questions, des plus absurdes aux plus humaines, ne devraient elles pas disparaitre ? Plus de pas assez, plus de sensation d'infériorité, ni d'animosité envers ceux qui malgré tout, sont heureux et amoureux. L'amour, seul vecteur de la violence humaine, des rivalités et jalousies, des peines les plus profondes, et des chagrins les plus enfouis. Avec une telle combinaison, ne devraient on pas être satisfait de nous même ? Ne devraient on pas ne plus douter de ce que nous sommes et de ce nous valons ? La solitude est facile, le bonheur, c'est savoir, connaitre ce que nous sommes, et c'est plus difficile. Le bonheur, c'est vous, près de cette falaise, à vous dire, est-ce que je sautes ? Le bonheur, c'est nous, près à faire le saut de l'ange. Le bonheur, c'est nous tous, prêt à affronter l'inconnu, aussi effrayant et grisant qu'il peut être. Pour quoi ? La plus exaltantes des sensations. Celle que l'homme ressent lorsqu'il touche pour la première fois à quelque chose qu'il ne connaissait pas. C'est se moment de clarté, cet instant précis où tout est à sa bonne place. La dose de n'importe quel drogué. De n'importe quel humain, en quête de ce qu'il est. Cette sensation... Si elle était à porté de main et que vous savez que votre vie toute entière en dépend, seriez vous prêt à affronter le meilleur comme le pire ? Seriez vous prêt à renier tout ce que vous étiez jusqu'alors pour accéder à quelque chose de mieux, mais qui en somme pourrait vous êtres fatal ? Qui a dit que le bonheur était peut être la plus belle chose qui puisse nous arriver ? Parfois, le mensonge est plus agréable que la réalité, parfois...
© PARIS ! AT THE DISCO 2009
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